CS1.6 aura marqué les années 2000
Les retours de LAN sont toujours plein d’enseignements. Le premier, pour ceux qui n’en étaient pas encore convaincus, est que le jeu sur lequel le sport électroniques s’est construit pendant la dernière décénie meurt à petit feu et que ce CS1.6, usé par le temps et ses 12 bougies, vit sa dernière saison esportive en France. SC2 et League of Legends sont désormais positionnés comme les deux jeux majeurs pour la saison à venir sur le réseau LANs français. Pour le premier, l’engouement spectateurs autour du jeu étant tellement fort que les tournois LANs sont très suivis. Seul hic dans cette histoire, la faiblesse des gains des étapes, mêmes Masters Series, n’attirent pas le top français. Difficile d’imaginer Stephano, Champion de France en titre, revenir sur la scène française pour gagner des chèques de 300 à 600 euros après ses victoires à 30 000$ à l’IPL3 et 26 000$ à l’ESWC. CS:S, le plus jeune des deux, sera le FPS majeur de cette saison. VeryGames sera sans doute une nouvelle fois champion, mais la présence de l’équipe sur une LAN, attire celles des autres. En seconde position, au rang de FPS, on retrouve TF2 et CoD4. Mais à un bien moindre degré. Pour le premier, le jeu se tructure en LAN et pour le second, le roussi commence à titiller les narines. Rien de quoi rivaliser avec les LoL et SC2 aux millions de fanatiques et aux streams qui ont permis de tirer la notoriété du jeu. Le mode de jeu FPS lors des grandes compétitions est en danger, quel FPS pourra être capable de rivaliser ?
Ceux qui osent bien croire à quelconque avenir esportif de CS:GO ou les innombrables titres de BF ou CoD pourraient être comparés au Candide des temps modernes ! Ces titres n’ont qu’à vocation de devenir des machines à cash. Présenté plus en détails lors du Paris Games Week, ShootMania de Nadeo a pour vocation et a été créé dans le but de devenir un jeu pour l’eSport. Mais la présentation laisse sur sa fin. Si l’on a découvert l’outil de fabrication des cartes de jeu et de l’univers qui sera le même que pour TM2 Canyon, on n’en sait toujours rien sur le GamePlay du jeu ni des armes. Fort de sa réussite eSportive avec TrackMania, premier volet, Nadéo peut réussir avec ShootMania, le pari de réunir les joueurs de FPS autour de ce titre. Mais toutes ces prédictions ne sont pour le moment que remplies d’un espoir: celui de croire en l’avenir du FPS dans un eSport qui devient de plus en plus individuel.
Les Lans françaises sont en dangers: affluence, gains, moins de staff, moins de fun et de l’esprit lan
Autour de discussions avec des organisateurs de LAN, des joueurs ou des passionnés d’eSport, la grande crainte est de voir le réseau majeur disparaître pour laisser place à des évènements organisés par les éditeurs de jeu à coups de millions de $ aux quatre coins du monde pour faire parler de leurs jeux, sans aucun réel suivi des communautés et pour des durées de vie ne dépassant pas deux ans. L’eSport serait ainsi vu comme un outil marketing. Les premiers exemples sont sous nos yeux avec Brink pour ne citer que lui. Alors que l’eSport se professionnalise, quelle place pourra se faire le FPS ? Un FPS pourra-t-il devenir un jeu aussi puissant que SC2 ou LOL (ou même dota2 à venir) ? Suis-je fou de croire en ShootMania (je n’ai pas été payé par Nadéo, je précise) ?





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Comparons ce qui est comparable :
- MFJV : des organisateurs de lans françaises bénévoles qui travaillent au service des joueurs pour proposer un circuit de lans et donner un petit intérêt à faire plusieurs Lans dans l’année.
- ESWC : société évènementielle.
Entre des personnes qui bossent sur un projet pendant leur temps libre et gratuitement et d’autres dont c’est le métier, malheureusement il n’y a pas photo, les “professionnels” arrivent beaucoup plus facilement à dénicher des contrats de sponsoring.
Oui car il faut le rappeller, l’e-sport ne rapporte rien en terme d’argent, c’est juste un outil marketing, publicitaire.
Or les lans qui font partie du circuits des Masters sont, à part quelques-unes (Gamers-Assembly, la finale des Masters, par exemple), des évènements très spécifiques, à la base ce sont des Lans, donc un évènement “privé”, bien sûr maintenant il y a des animations pour le public mais cela reste quand même marginal.
Quand on regarde l’ESWC, ils se sont adossés au ParisGameWeek (évèment organisé par les éditeurs de jeu vidéo) et il y a donc eu un effet “d’aubaine”, le public venu pour découvrir les nouveaux jeux a pu découvrir l’eSport.
Un petit tour aux US permet de voir que les Lans ont été très vite sponsorisée par des éditeurs, des développeurs, etc. Et il y a donc eu une certaine professionnalisation de l’organisation des Lans là-bas.
Concernant les jeux en eux-même, malheureusement l’avenir est pour le moment pas très glorieux. Combien de personnes (et de jeunes, donc de futur joueurs de jeux “eSport”) jouent sur Facebook, dans leur navigateur internet ou leur portable à des jeux qui sur PC sont sortis il y a 10 ans ?
En gros les gens sont satisfait de jouer à des jeux gratuits, moches, qu’on lance en 2 minutes, et dont une partie ne nécessite que quelques minutes par jour.
Pour les FPS, malheureusement c’est aux éditeurs de pousser leur jeu pour qu’il puisse être un jeu eSport durable, mais ce n’est pas fait, voire certains font même le contraire :
- BattleField Bad Company 2 : tout le monde pensait qu’il allait être LE jeu pour l’eSport, au final cela s’est révélé une grosse bouse : trop peu de maps, mise à jour du gameplay à chier (le médic sniper avec MG, plaie du jeu n’a jamais été corrigé malgré les nombreuses plaintes des joueurs, car cela permettait aux nouveaux d’être “bons” en quelques heures de jeu).
- CoD MW2 : pas de possibilité de louer des serveurs privés au début, ce qui a rebuté pas mal de joueurs et a coupé la communauté CoD4 en 2 : ceux qui sont restés et ceux qui sont partis.
Là il y a BattleField 3 qui vient de sortir, tout le monde dit que c’est une tuerie, mais je préfère attendre avant de dépenser de l’argent pour un jeu qui pourrait ne durer que quelques mois, le temps que les joueurs se rendent compte que l’éditeur fait de la merde.
TF2 est un peu complexe au premier abord : des classes spécifiques avec leurs armes, les tirs critiques, le gameplay complexe avec des vitesse de déplacement différents, le medic, le spy, rend le jeu quand même complexe, d’où peut-être le fait qu’il n’ait pas décollé en eSport.