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Putain de 3 ans… Et maintenant ?


SexyGamers dans la version actuelle attaque sa troisième année.

Putain de trois ans.

La plupart de ceux qui nous suivent ou lisent ne connaissent sans doute même pas les débuts du site que nous leur proposons. Après 5 ans en tant qu’équipe Day of Defeat Source, les SexyGamers souhaitent repartir une nouvelle saison, qui devait être la dernière aux côtés d’Idaho, mais comment on dit dans ces cas là : «C’était sans doute l’année de trop et les joueurs étaient lassés… »
Entre temps … Je tiens à préciser dans cet article, chose inhabituelle, que je vais parler un peu parler de ma petite personne et que donc, certains devraient passer leur chemin.

Je reprends donc.

Entre temps, après mon naufrage sur un autre site, j’étais venu lancer un énième projet avec lui.
Celui d’un site d’actualité.
Quelle connerie quand on y repense !

Le premier article sur akiR0 n’avait qu’une 100aine de lecture (non pas que le joueur ne soit pas intéressant, mais peu de public). Exaspéré par la qualité visuelle du site, la pierre tombant dans l’eau, appelée plus généralement le Plouf , celui-ci pris le bateau en route. Voilà comment SexyGamers allait devenir ce qu’il est aujourd’hui en deux ans.

Pour continuer la suite de ma chronique batracienne, mais non alcoolisée, je voudrais vous parler de l’eSport tel que je le connais et tel que j’aimerais qu’il soit. Grâce à un autre animal d’une race plutôt poilue, le zeqL, on m’a offert via HiScoreTv une grande porte sur l’eSport français. Quelle belle famille HiScoreTV, mais pas l’eSport. L’eSport dont je rêve est à des dizaines d’années lumières de celui que l’on peut voir, baigner dans un amateurisme des organisateurs et dans le nombrilisme des structures ou encore une montée de l’individualisme.

L’eSport a à sa disposition le meilleur outil pour sortir de l’ombre et se faire la grande place médiatique et reconnue dans la société. Starcraft2 déchaîne les passions, les sommes d’argent gagnées sont affolantes et à en voir les milliers de spectateurs sur les WebTv, l’effet papillon est en marche. Mais attention, chaque phénomène est éphémère. L’engouement pour Starcraft2 est comparable à celui d’une bulle financière. On ne sait jamais jusqu’où elle peut aller et quand elle va exploser. Alors espérons qu’elle n’explosera, car oui elle explosera, que quand l’eSport aura eu sa reconnaissance sociétale, que les joueurs seront des stars et que les médias soient professionnels. Car oui, sur un plan personnel, je n’ai qu’une hâte, qu’un rêve, qu’un espoir infime, qu’un jour avoir la chance de vivre de sa passion, me levant le matin pour commenter et relater les faits d’une nuit dernière palpitante de spectacle.

J’espère juste que je n’aurais pas quitté l’eSport quand cela deviendra réalité.

Mais pour cela, il faudrait que les structures organisatrices d’évènements sortent de leur amateurisme. L’eSport français ne peut se baser sur des tournois LANs dont on ne sait jamais quand ils seront prêts à commencer et quand le réseau sera en place. Pour rêver d’un eSport professionnel, il faut déjà professionnaliser ses entités à commencer par le réseau des Masters. Que les spectateurs qui attendent les rencontres aient un programme bien défini sous les yeux patiemment attentifs au début d’une retransmission de leur WebTv favorite.

Que les joueurs ne perdent pas patience, n’aient pas le sentiment de perdre leur temps, car aujourd’hui, on ne vient plus en LANs comme avant, juste pour s’éclater entre potes, on vient de plus en plus souvent pour gagner. Certes, 90% des joueurs d’une LAN n’ont pas cette prétention, mais au prix que coûte une entrée, à laquelle il faut ajouter le trajet, le minimum que l’on souhaite, c’est que ça soit prêt quand on arrive.

Hormis Millenium, quelle autre grande structure a une vision de l’eSport à long terme ? Construire un eSport moderne se fera bien entendu au gré des sorties de titres de jeux, des tendances et des modes. Mais si seulement les structures avaient une vision qui ne s’arrêterait pas aux échéances de court terme. Prendre le temps de se construire, faire confiance aux équipes recrutées et ne pas les mettre à la porte à la première contre performance. Mais surtout, quand on fait le choix de s’engager sur un jeu, ne pas le faire à moitié et au premier effet de mode, mettre ses billets sur un autre cheval.

SexyGamers n’est pas et n’aura jamais la taille de ses structures qui font les titres des sites d’actualité eSport platoniques pour la plupart. Je n’ai pour ma part que ma passion et mon investissement à défendre.

Quelle connerie quand on y repense ! Cette phrase lancée dans les premières lignes de cet article interminable perd tout son sens face au plaisir de côtoyer des joueurs aux personnalités incroyables à la fois en LAN et sur internet, la chance d’avoir une équipe incroyable qui elle aussi véhicule de vraies valeurs bien loin de l’opportunisme habituel et du lien social fort qui se créer à mesure que les années passent.

Merci à tous ceux qui ont participé et ceux qui font aujourd’hui ce que SexyGamers est, merci à nos joueurs pour l’image qu’ils donnent de nous, elle ne pourrait être meilleure, merci à HiScoreTV de me faire vivre ma passion et merci à vous d’être toujours là et plus nombreux. Merci.

Posté le 10 août 2011 à 12:20
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13 commentaires pour “Putain de 3 ans… Et maintenant ?”


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