La dernière note réalisée par le centre d’Analyse stratégique pour le compte du Premier Ministre vient d’être publiée. Jeux Vidéos: Quelle régulation du contenu et des pratiques ? C’est le titre de cette note qui vise à réfléchir sur la violence dans les jeux et la réaction des personnes qui y jouent. Le deuxième objectif est de réfléchir sur les pratiques qui peuvent déboucher à l’addiction. En 2009, 38.8 Millions de jeux ont été vendus en France. L’inquiétude des autorités reposent surtout la pratique solitaire du jeu qui peut aboutir sur une exclusion ou la marginalisation des ados. Il faut bien comprendre que l’Etat ne s’intéresse pas ici au marché du jeu divertissant, socialisant ou d’apprentissage mais ceux dont le contenu peut être violent.
Les études empiriques
L’enquête reprend les données de l’ISFE qui proposait une classification de 6 types de joueurs en fonction du nombre d’heures jouées par jour dont:
- Les “intermittent”
- Les “marginal”
- Les “dabbler”
- Les “commited”
- Les “Magpies”
- Les “Loyalist”
Une analyse des joueurs:
- 44% des 16-19 ans consacrent une heure de jeu.
- 3% pour des garçons et 0.3% des filles seraient dépendants aux jeux vidéos !
Les solutions aux problèmes
Pour régler le problème liée à la décentralisation de l’information sur les jeux et le contenu, la proposition serait de créer un portail unique de référence sur les jeux vidéo et leurs usages pour en améliorer l’efficacité. L’objectif est bien entendu d’améliorer la sensibilisation sur les contenus qui pourraient être violents.
La note propose également une intensification de la sensibilisation avec toujours le système PEGI proposé et la création de campagnes publicitaires pour informer le grand public sur les normes et les règles en vigueur concernant les jeux, ainsi que la création d’une charte pour les distributeurs. Un moyen de contrôle sans doute sur le contenu. Peut être ici un premier pas vers la nom violence ou perte de violence des jeux.
3% pour des garçons et 0.3% des filles seraient dépendants aux jeux vidéos ! Des problèmes d’anxiété, d’agressivité ou sources de dépression seraient également des symptômes d’une pratique trop intensive. La proposition faite, passerait une nouvelle fois par la prévention et reposerait sur la création d’ateliers pratiques destinés aux adultes pour les sensibiliser aux signes précurseurs des usages excessifs et à leur prévention. Dans une optique plus de contrôle, la disposition d’Expérimenter l’efficacité d’outils visant à diminuer les temps de connexion (repères temporels, messages sanitaires) pourrait être étudiée.
Il est bien entendu qu’il est à la mode en ce moment en France, dans les médias, de s’inquiéter un peu trop sur un phénomène minoritaire qui ne touche que peu de joueurs et qui tend à stigmatiser l’ensemble des joueurs comme des personnes dépendantes. La dernière proposition de la note du CAS conscient du secteur économique et de ses débouchées, serait de procéder à une étude épidémiologique à l’échelon national sur l’usage excessif des jeux vidéo.
La conclusion de l’enquête du CAS
Je vous laisse avec la conclusion, mot pour mot de la Note. Elle symbolise à elle seule, la vision des autorités à l’heure actuelle sur les jeux vidéos.
Diaboliser les jeux vidéo à cause de pratiques minoritaires serait abusif et contre-productif mais l’augmentation du public concerné pose inévitablement la question du juste degré de régulation. Dans cette perspective, il convient non seulement de s’interroger sur ce qui relève du souhaitable mais également sur ce qui apparaît réaliste. En effet, la facilité avec laquelle les utilisateurs peuvent contourner les restrictions d’accès aux jeux vidéo, de plus en plus souvent enligne, semble en première analyse rendre vaine toute tentative de régulation. Mais c’est précisément la raison pour laquelle les dispositifs pertinents de régulation reposent sur une combinaison de plusieurs outils : d’une part ceux qui relèvent du contrôle de l’accès ; d’autre part ceux qui ont trait à la sensibilisation et à l’accompagnement des utilisateurs et des adultes référents.






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